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GUIDE PRATIQUE · ÉGALITÉ FEMMES HOMMES

Égalité dans le bénévolat et les instances dirigeantes

Moins de bénévoles d’un sexe, peu de femmes à la présidence : comprendre les écarts et faire évoluer l’engagement et la gouvernance.

Les questions à se poser

  • Combien de femmes et d’hommes parmi les membres, les bénévoles et les bénévoles réguliers ?
  • Combien ont bénéficié d’une formation prise en charge par l’association ?
  • Combien de femmes et d’hommes au conseil d’administration, à la présidence, à la vice-présidence, à la trésorerie, au secrétariat ?
  • La situation se confirme-t-elle sur plusieurs mandatures ?

Comprendre les écarts

Moins de femmes bénévoles : les tâches familiales et domestiques, encore largement assumées par les femmes, laissent moins de temps pour l’engagement et la formation. Moins d’hommes : le domaine d’action peut être perçu comme « féminin » (éducation, soin), et la culture du présentéisme au travail réduit leur disponibilité.

Peu de femmes dans les instances : certaines s’autocensurent face à une présidence associée au pouvoir ; les qualités projetées sur les postes de président ou de trésorier (autorité, rigueur) sont inconsciemment attribuées aux hommes ; les contraintes de disponibilité anticipées freinent les candidatures. Au plan national, la présidence des associations reste très majoritairement masculine.

Agir sur l’engagement bénévole

  • interroger le public et les adhérents sur l’image de l’association et les freins à leur engagement
  • dans la communication, montrer des femmes et des hommes agissant ensemble et écrire « adhérent et adhérente »
  • choisir des horaires et lieux de réunion compatibles avec la vie familiale, et faire choisir les créneaux par les bénévoles
  • étudier le recours au chèque emploi service universel préfinancé pour la garde d’enfants, ou organiser des activités pour les enfants pendant les réunions
  • utiliser la messagerie et la visioconférence pour un engagement plus souple

Agir sur la gouvernance

  • demander aux membres pourquoi ils n’entrent pas au conseil d’administration ou ne se présentent pas aux fonctions
  • décrire concrètement le contenu des postes, par exemple avec le portefeuille de compétences du ministère
  • encourager la prise de responsabilités : tutorat, formation à la prise de parole
  • limiter le cumul et la durée des mandats, développer la coprésidence et la gestion collégiale
  • prévoir, si l’association le souhaite, des règles statutaires de parité ou de proportionnalité

Questions fréquentes

Comment attirer plus de femmes au bureau d’une association ?

Le guide propose d’identifier d’abord les freins en interrogeant les membres, de décrire concrètement les postes, d’encourager la prise de responsabilités par la formation et le tutorat, d’adapter les horaires et de développer la coprésidence ou la gestion collégiale.

Une association peut-elle imposer la parité dans ses statuts ?

Le guide cite parmi les pistes possibles des dispositions statutaires imposant la parité ou la proportionnalité dans les instances.